Return of the New Thing
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Dan
"
une célébration toute en finesse d'une vision décalée
du jazz contemporain, servie par une composition et une interprétation
hors pair de musiciens tout autant techniciens confirmés que producteurs
d'affects musicaux profondément touchants. "
-Jerôme Schmidt, www.chronicart
" D'ores et déjà, " Return Of The
New Thing " s'annonce comme un des grands disques de free de l'année.
"
-Philippe Robert, Octopus
" Les quatre musiciens nous offrent un moment d'une
intensité qui va peut-être renouveler un genre complet en le
propulsant dans des sphères nouvelles
La cohésion est
à un niveau rarement atteint pour un premier disque.. Une formation
qui sait s'ancrer dans ce que le jazz a de plus noble : une musique populaire
que la radicalité ne masque à aucun instant, au contraire.
Ce disque a la qualité des grands, l'ouverture. "
-Patrick Gentet, Improjazz
" Une myriade de densités et de combinaisons des
musiciens, où l'intensité atteint la vitesse supérieure,
poussant le groove à l'extrême. Waow ! Encore un trésor
du label Leo. "
-Bruce Lee Gallanter, DMG, New York City
"
nous dirons plutôt que ces quatre-là ont eu la folle
sagesse de parier sur ce qui, en eux, les rattache au courant vivant d'où
qu'il vienne qui les porte à la musique, avant que celle-ci, divisée,
ne se puisse déterminer. Qu'ils ont su, en quelque sorte, se tirer
hors l'histoire, comme les pionniers du passage du Nord-Ouest avaient su partir
hors du monde
"
-Philippe Alen, Improjazz
" ...Dan Warburton's outfit were this event's genuine
new find. Recalling The Joe Manieri Trio's revelatory performance at the first
Leo Records festival back in 1996, Warburton, on piano and violin, with his
group of young, top notch French players, stretched the barest of tunes until
they snapped, burst and split at the seams and left the crowd hungry for more..."
-Phil England, The Wire
What the papers say..
Chronic'art (www.chronicart.com) (décembre 1999)
Le label anglais Leo Records possède déjà de nombreuses
références, mais reste assez méconnu du grand public
malgré des productions d'un très grand intérêt
tant au niveau des rééditions (Sun Ra, Cecil Taylor, Chadbourne,
etc.) que de la production de nouvelles formations innovantes et sortant des
sentiers rebattus d'un jazz trop souvent ennuyeux. Cette formation française
en est un exemple plus que marquant, et prouve, s'il en était encore
besoin, qu'Uncle Léo (surnom de Léo Feigin, fondateur du label)
attire, en dépit de la relative confidentialité des ventes,
les meilleurs talents actuels du jazz contemporain. Autour de Dan Warburton
(pianiste mengelbergien, compositeur et arrangeur du groupe pop français
Tanger), on retrouve des prodiges, encore inconnus, des musiques improvisées,
qui nous servent ici une certaine nouvelle idée du free-jazz. Parmi
ceux-ci, on remarquera particulièrement Edward Perraud (membre de OOO,
Shub Niggurath et Schams), batteur époustouflant malgré son
jeune âge qui, par son jeu ouvert et inventif, donne une pulsation étrange
à chaque note, insuffle une volonté de vie à une musique
beaucoup moins ardue qu'il n'y paraît. Un quartet de prime abord classique
(piano, batterie, saxo, basse), aux relents d'Ornette Coleman (le violon !),
pour une célébration toute en finesse d'une vision décalée
du jazz contemporain, servie par une composition et une interprétation
hors pair de musiciens tout autant techniciens confirmés que producteurs
d'affects musicaux profondément touchants. Leurs compositions originales
s'inscrivent dans la continuité de l'esprit du free-jazz, tout en rompant
avec lui par leur manière d'envisager les souffles et les espaces sonores.
Jamais minimale pourtant, leur musique ne s'épanche pas et livre l'essentiel,
rien que l'essentiel. A l'image du nouveau-né babillant dans un tas
de vieux 33 tours de free-jazz, l'auditeur acquiert une écoute ludique
et surprenante, découvrant une musique indubitablement fraîche
et protéiforme. Comme pour enterrer la hache de guerre entre la musique
improvisée, le jazz improvisé et le free-jazz version old school,
ce "retour de la nouvelle chose" fait le pli et le dépli
entre des genres annexes éclatés, qui s'agrègent un instant
dans ce jazz définitivement personnel et non grégaire, se démarquant
des standards sclérosants d'une scène française peu productive,
il faut bien l'avouer.
- Jérôme SCHMIDT
DOWNTOWN MUSIC GALLERY/ DMG review (NEW YORK CITY)
(janvier 2000)
I am often overwhelmed by the endless flow of interesting characters who contact
me here at DMG,through the miracle of e-mail. I been trying to catch up with
the hundred plus e. messages from musicians, distributors, demanding music
fanatics, journalists and other eccentrics worldwide over the past few months.
It makes it all worthwhile when I discover some unrecognized pool of talent
in some distant port. Dan Warburtan is a British born, NY schooled and now
living in Paris musician/writer and recent e-mail buddy. The "New Thing"
of the title refers to free-jazz of the sixties and the cd cover has a child
sitting among free-jazz classic lps by Sam Rivers, Paul Bley, Marion Brown,
Han Bennink & Misha Mengelberg. This Paris-based quartet includes piano/violin,
alto sax, bass & percussion and each member has diverse backgrounds in
avant jazz and modern classical musics. The stimulating music on this cd blends
both of those modern strands in a mostly free situation. The magic of close
listening and quick response and both inspired, centered freedom - holds this
together as one stream of events. The four pieces are all long and evolve
through a myriad of densities and combinations of players, constantly exploring
different terrain, from stark sections to explosive (Cecil Taylor-ish) areas.
I am much impressed by the often powerful intensity that Dan's piano and Jean-Luc's
alto sax unleash during some of the more exciting moments here, the rhythm
team also does a fine job of following and pushing the spirits to new heights.
The aptly titled "Y2K" is where the intensity erupts into hyper-drive,
eventually hard-charging the beat to the extreme. Whoa! More buried treasure
from the audio-explorers over at the Leo label.
- Bruce Lee GALLANTER
Improjazz N°62 (février 2000)
Dans ces colonnes, nous avons déjà eu l'occasion de vous faire
connaître le duo de Jean-Luc Guionnet et Edward Perraud dont un disque
vient de de sortir simultanément à celui-ci. Mais ici, c'est
en quartet classique ( piano, sax, basse, batterie) que l'on retrouve ces
deux jeunes musiciens, sur lesquels se portent beaucoup d'espoir. Et s'il
a fallu attendre la fin de l'année pour écouter un tel disque,
c'est pour mieux profiter de la force qui s'en dégage. Soudés
à faire peur, les quatre musiciens nous offrent un moment d'une intensité
qui va peut-être renouveler un genre complet en le propulsant dans des
sphères nouvelles. Si le clin d'il au free jazz de la fin des
années soixante est affiché ( voir la photo de couverture où
se côtoient Misha Mengelberg, Han Bennink, Sam Rivers, Marion Brown,
Paul Bley, Cecil Taylor ou Jack Bruce), le quartet a su assimiler l'approche
radicale de John Zorn pour la recentrer sur un discours brûlant de sensibilité,
faisant exploser les ballades. Le deuxième morceau est à ce
titre un des hommages les plus vibrant à la musique coltranienne, avec
une intensité toute nouvelle parce que relevant d'une approche minimale
( le thème est à lui seul une histoire). Il faut d'ailleurs
signaler que la volonté de faire une musique qui reprend certaines
idées du free libertaire s'accompagne d'une modernité toujours
revendiquée. La cohésion est à un niveau rarement atteint
pour un premier disque, et je pèse mes mots. Preuve en est qu'en dehors
du thème central du second morceau, le reste du répertoire est
entièrement improvisé, et seule une écoute réciproque
des musiciens permet d'atteindre un tel résultat sans que jamais la
musique n'offre un temps mort, même dans les passages les plus apaisés
qui masquent une fièvre, donnant à la prestation cette sensation
de douleur extatique. Dégager un musicien de l'ensemble est une tentative
inutile. On est constamment subjugué par ces réponses qui fusent
de l'un à l'autre, alternant les timbres cristallins et ses harmoniques
brillantes avec des sons plus terriens. On remarquera que la répartition
des rôles entre les quatre instrumentistes varie sans cesse, rendant
impossible une quelconque routine et surtout entretenant un suspens haletant.
D'ailleurs, une des caractéristiques des quatre morceaux du cd est
de maintenir l'auditeur en apnée, l'empêchant de respirer. Au
mysticisme extrême d'un Coltrane, à la ferveur politique d'un
Max Roach, à l'engagement d'un Archie Shepp ( auquel une dédicace
est adressée), à l'épreuve physique d'un Cecil Taylor,
le quartet répond ici par une foi qui ne vit que par la musique. C'est
peut-être par cet aspect que la formation touche au sublime : c'est
la musique qui est le moteur et non le média, sans qu'une philosophie
exclusivement scientiste rende le propos dénaturé d'une sensibilité.
Souvent, un premier disque a une valeur d'ébauche. " Return Of
The NewThing " a lui cette touche qui le rend intemporel. On tient sans
aucun doute une formation qui va faire couler de l'encre tant son engagement
est palpable, dépassant un simple genre de musique, redonnant une profondeur
qui n'exclue personne, car elle sait s'ancrer dans ce que le jazz a de plus
noble : une musique populaire que la radicalité ne masque à
aucun instant, au contraire. Ce disque a la qualité des grands, l'ouverture.
- Patrick GENTET
Jazz Magazine N°501 (février 2000)
Le titre ici fait déjà pressentir une relation troublante entretenue
par les musiciens avec cette fameuse nouvelle chose qui, plus de trente ans
après avoir marqué le territoire du jazz de sa radicalité,
continue donc d'interroger ceux pourtant rompus par ailleurs aux pratiques
les plus avancées (on pourrait à cette occasion mentionner le
bruitiste japonais Merzbow qui vient d'intituler sa dernière uvre
: Free jazz). Que peut signifier cette fascination exercée par le free
jazz sur des musiciens blancs européens ayant auparavant exploré
d'autres genres musicaux, en particulier la musique contemporaine pour le
pianiste et violoniste Dan Warburton et les musiques improvisées et
électroacoustiques pour le saxophoniste Jean-Luc Guionnet ? Cette plaisante
intrusion dans un territoire balisé et souvent décrété
hors de portée, ne renvoie-t-elle pas aussi aux limites de l'appropriation
de codes esthétiques coupés, par la force des choses, de leurs
racines politico-historiques ? Chez les quatre musiciens qui aiment s'enfiévrer,
le sens de la démarche est intrigant mais honnête. On sourit,
avec sincérité, à une surprenante évocation du
lyrisme coltranien par Guionnet, qui confirme dans chacune des pièces
être un saxophoniste des plus percutants. Cet enregistrement est paru
sur le label anglais Léo qui, depuis longtemps, suit de près
les courants les plus novateurs et réserve à intervalles réguliers
une place de choix à des musiciens français : aux tout débuts
à Joëlle Léandre, Misha Lobko, Didier Petit et, plus récemment
à Noël Akchoté, Ramon Lopez, Bertrand Denzler et Chamaileos
Vulgaris. Certains y verront une compensation à la faiblesse (historique)
des producteurs français indépendants à couvrir ces champs
musicaux.
- Jacques OGER
The Wire (U.K.) N° 191 (février 2000)
Tribute is paid to Archie Shepp,on one of the four pieces here, but this fresh
sounding Paris based quartet is not in the business of recycling old matter.
Percussionist Perraud studied at IRCAM, pianist (and sometimes Wire contributor)
Dan Warburton's conservatory training incorporated work with Steve Reich.
Altoist Guionnet and bassist Fuchs have imbibed free jazz fire, but the shapes
and textures of the group's performance reflect the broader picture.
- Julian COWLEY
Improjazz N°63 (mars 2000)
Ce que d'autres tentent de dissocier à toutes forces, ceux-ci en assument
joyeusement la compossibilité. Leurs itinéraires personnels,
qui sont ceux de musiciens d'aujourd'hui, préparaient sans doute le
terrain : Perraud a fait ses classes à l'IRCAM et au Conservatoire
de Paris, Guionnet fut d'abord un plasticien sensible à Stockhausen
et Xenakis, Fuchs a goûté aux musiques traditionnelles comme
au free jazz et Warburton est avant tout, paraît-il, un compositeur
(études avec Steve Reich, Prix Lili Boulanger 92) qui s'intéresse
à Zorn, Goebbels (Rainer) et Mengelberg (Misha). Cette façon
partagée par tous de suivre un chemin en regardant le paysage plutôt
que ses pieds a rendu possible cette association que nous souhaitons durable
tant elle convainc d'amples possibilités de développements en
tous sens. En effet, si beaucoup tentent maintenant l'aventure de l'improvisation
libre, moins nombreux sont ceux qui s'essaient à l'aller-retour entre
les espaces ouverts qu'elle autorise et des langages "historiques",
tel ceux des "free-jazz" colemano - coltraniens (désignons
par ce pluriel deux voies tout de même divergentes). Bien que risquée,
cette idée se montre payante puisqu'elle conjugue deux types d'énergie
: l'une centrifuge, volatilise le matériau sonore et concentre l'attention
sur les timbres et la forme ; l'autre, centripète, ramasse les forces
sur elles-mêmes à fin de bonds et de rebonds : swing, groove,
etc. Le passage de l'une à l'autre, ou, plus exactement, de l'une dans
l'autre requiert une virtuosité toute auriculaire, mais aussi une lucidité
quant à sa position dans l'histoire en quoi la modernité fait
nud. Contre la tentation de dialectiser ce "retour" - qui
plus est "au nouveau" - qui en chatouillera plus d'un afin de tirer
des conclusions qui ne manqueraient pas d'être dogmatiques, nous dirons
plutôt que ces quatre-là ont eu la folle sagesse de parier sur
ce qui, en eux, les rattache au courant vivant d'où qu'il vienne qui
les porte à la musique, avant que celle-ci, divisée, ne se puisse
déterminer. Qu'ils ont su, en quelque sorte, se tirer hors l'histoire,
comme les pionniers du passage du Nord-Ouest avaient su partir hors du monde,
non, bien sûr, pour les uns comme pour les autres, sans embarquer des
vivres qui compléteraient utilement la foi, nécessaire mais
non suffisante. Ainsi retrouvera-t-on, Hic et nunc, les braises retournées
des années soixante (Coltrane, Shepp...), pour faire bouillir le futur
alors proche de l'Y2K. Un bon viatique pour ce nouveau millénaire.
- Philippe ALEN
Avant (U.K.) N° 15 (printemps 2000) (www.avantmag.com)
As their name implies, the free-jazz tradition is the source of inspiration
for 'Return of the New Thing'. A European band, they come at the music from
a different starting point, all four being classically trained musicians.
When a " serious " singer tries to tackle jazz it is almost bound
to end in embarrassment. This quartet seems to understand and love music so
deeply, however, that they can avoid this pitfall with alacrity. Nobody hearing
this disc blindfolded would be able to detect any formal training, yet clues
to the backgrounds of the players are to be found. A type of revisionism is
taking place here, and it may even be the start of a " New Thing "
in itself. The music's original socio-political context is hardly pertinent
for four white Europeans playing thirty- five years after the October Revolution.
Collective experiences in new music, rock and jazz serve as an invisible guiding
hand wich gives shape and form to their improvisations. A long improvised
passage at the beginning of the first piece on the disc ('Somehow, anyhow
') seamlessly gives way to a tight driving ensemble closure, a composerly
trait I would suggest. The lengthy 'Hic et nuc, in lumine ' is the only piece
credited as a composition, though the closing 'Truth and Reconciliation (for
Archie Shepp)' is underpinned by a funky township groove wich can hardly have
been spontaneously plucked from thin air. 'Return of the New Thing' are rightly
billed as leaderless, and their achievement is to refine the music without
in anyway taming it. The music is so much a group affair that it would be
wrong to single out individuals,though saxophonist Jean-Luc Guionnet, whose
tone, phrasing and squealing attack in the upper register remind me of John
Zorn, deserves special mention. There are a lot of reasons to recommend this
recording, and anybody who enjoys free-jazz should seek it out.
- Fred GRAND
Neue Zeitschrift für Muzik (Allemagne) mai / juin 2000
Im Jahr 1959 proklamierte ein junger Saxofonist aus Fort Worth, Texas, das
new Thing des Jazz. Something Else ! ! ! ! (tatsächlich mit vier Ausrufzeichen),
The Shape of Jazz to Come, The change of the Century und schliesslich Free
Jazz hiessen die Platte, mit denen Ornette Coleman ein neues Zeitalter des
Jazz einläutete. Heute, vierzig Jahre nach den aufreibenden debatten
zwischen Jazz- Puristen und Free Jazz-Putschisten über das " Neue
Ding " und die Zukunft des Jazz, gehört eine grosse Selbstbewusstsein
dazu, eine Platte Return of the New Thing zu nennen. Allzu hoch sind die Massstäbe,
an denen man sich dadurch messen muss. Vier in Paris lebende Jazzmusiker um
den englushen Pianisten und Violinisten Dan Warburton haben es sich dennoch
getraut. Vielleicht, so mögen sie sich gesagt haben, ist es heute angebacht,
sich noch einmal von all den stilistichen Konventionen und idiomatischen Spielregeln
zu befreien, von denen natürlich auch der freie Jazz binnen kurzem eingeholt
worden ist. Und tatsächlich : der Free Jazz à la France, wie es
hier erklingt, wirkt frisch, unbeschwert und frei. Somehow, Anyhow besticht
durch die Strigenz, mit der die vier Musiker energetische Spannung erzeugen
- mit Edward Perraud am Schlagzeug als treibender Kraft. In Hic et Nunc, in
limine entwikelt sich aus meditativen Klanflächen eine freie Ballade,
bei der ungeschliffenen Altosaxofonien Jean-Luc Guionnets zielstrebig auf
den expressiven Höhepunkt zusteuern. Reminiszenzen an Up tempo-Jazz und
sogar Rock-Grooves bestimmen Y2K, ohne einen Moment lang aufgesetzt oder herbeizitiert
zu wirken.
In Truth and Reconciliation (to Archi Shepp) verbeugen sich die Französischen
Improvisatoren schliesslich nicht nur for Shepp, dem " angry young man
" unter den Free Jazz-saxofonisten, sondern mit einem Choral zugleich
vor dem südafrikanischen Pianisten Abdullah Ibrahim. All das ist mehr
als nur ein weiteres jener Retro-Projekte, die die heutige Musiklanschaft
bevölkern. Natürlich kein " neues Ding ", aber eine frische
Brise, die von der Seine zu uns herüberweht.
- Martin PFLEIDERER
M (Musical assessment) 5/5; T (Technical assessment 4/5; R (Value of the repertoire)
3/5; B (Booklet) 4/5; G (General total) 4/5
www.allaboutjazz.com (été 2000)
Has it really been away? The New Thing, that is. There are quite a few practitioners
of the now almost forty-year-old New Thing who have by now illustrious careers
behind them: Mr. Braxton, Mr. McPhee, Mr. Parker, and many many more. But
those men - and many others - have moved far beyond where they were in the
Sixties, and so maybe it's a different facet of the New Thing that's returning.
The cover of this disc, after all, pictures a baby sitting among some of the
great albums of the earlydays of the New Thing: works by Paul Bley, Frank
Lowe, Keshavan Maslak, Sam Rivers, and others. And there is something of a
Sixties freak-out atmosphere to someof this, especially at high-energy points
of "Somehow, anyhow" and elsewhere. But in fact, pianist Dan Warburton
and co. show that they very well know that the New Thing has been going on
since the albums on the cover were recorded. Altosaxophonist Jean-Luc Guionnet,
in particular, plays atmospheric saxophone with some debt to the devices developed
by Evan Parker and others in the Seventies, Eighties, and Nineties. This is
dramatic music, with all four of the players highly and quickly reactive.
Tempos shift, one player speaks, and the others are right there to comment.
It ranges from the barely audible (as on the long beginning of "Hic et
nunc, in limine") to the furious, and has as much depth of emotion as
it does of dynamic. So wherever the New Thing has been or not been, it's in
fine form here. The final track, "Truth and Reconciliation (to Archie
Shepp)," even sets up something of a steady rhythm, over which Guionnet
pops pads and plays percussively along with Warburton. The gradual building
here is a dramatic indication of the imagination, energy, and flair of this
fine quartet.
- Robert SPENCER
The Wire (U.K.) N° 198 (août 2000)
The Wire's Paris based contributor Dan Warburton's outfit Return Of The New
Thing were this event's genuine new find. Recalling The Joe Manieri Trio's
revelatory performance at the first Leo Records festival back in 1996, Warburton,
on piano and violin, with his group of young, top notch French players, stretched
the barest of tunes until they snapped, burst and split at the seams and left
the crowd hungry for more.
- Phil ENGLAND